Tokyo Revengers - Tome 01
Il a déjà tout perdu le jour où on lui rend son adolescence
Un écran allumé, un bandeau de dépêche, un prénom qu'il n'avait plus prononcé depuis des années. C'est ainsi que Takemichi Hanagaki apprend qu'Hinata Tachibana ne vieillira plus : la seule fille qui ait jamais accepté de sortir avec lui figure au nombre des victimes d'une bande, le Tokyo Manji Gang. Il n'y a rien à répondre à une nouvelle pareille. Et c'est très exactement à cet instant que le sol se dérobe.
Douze années en moins, et rien n'est encore arrivé
Le voici rendu à l'époque où il fréquentait la même école qu'Hinata. Tout ce qui deviendra irréparable n'est encore qu'une rumeur de cour de récréation : des groupes qui se forment, des surnoms qu'on se choisit, des bagarres dont on rentre à pied. Rien n'est joué. Sauf que le garçon qu'il redevient n'a ni la carrure ni le crédit qu'il faudrait pour se mettre en travers, et que la seule chose qu'il possède en propre, c'est de savoir comment tout cela finit.
Cette information ne vaut rien tant qu'il ne trouve pas quoi en faire. Prévenir quelqu'un ? On ne le croira pas. Éviter un lieu ? Il ignore lequel. Le savoir, ici, ne protège de rien : il ajoute seulement l'angoisse à l'impuissance, et c'est la matière même du volume.
Un shonen de bande, avec une seule pièce fantastique
Ce n'est pas un récit de science-fiction. Le déplacement dans le temps est un levier, posé une fois ; tout le reste relève de la chronique de délinquance. Des adolescents qui se donnent des grades, une hiérarchie qu'on obtient au poing, une loyauté qui ressemble à une famille et qui se paie comme telle. Ce premier volume installe les deux camps et une règle qu'il vaut mieux comprendre tout de suite : ce qu'on modifie en amont ne revient jamais tel qu'on l'avait espéré.
Un héros sans rien pour lui, et c'est le sujet
Takemichi n'a aucun des attributs habituels du genre. Il n'est ni fort, ni respecté, ni particulièrement lucide, et le récit ne lui accorde aucune compétence de compensation. Ce qui le tient debout, c'est une obstination un peu bête, celle des gens qui reviennent frapper à une porte déjà fermée. Cette faiblesse est le vrai moteur du livre : chaque mètre gagné lui coûte quelque chose qu'un héros ordinaire n'aurait pas eu à payer.
Glénat, paru en France le 17 avril 2019. Shonen à partir de 14 ans, entre action, drame, romance et vie scolaire. Premier volume d'une série de Wakui Ken achevée en trente et un tomes.
Le tome 2 attend juste derrière. Il ne vous laissera pas le choix.
- Edition : Française
- Editeur : Glénat
- Auteur : Wakui Ken
- Date de parution : 17/04/19
- Pour public averti : 14 ans et +
- Type : Shonen
- Genres : Action - Drame - Romance - School Life
- Thèmes : Adolescence - Amour - Combats - Délinquance - Ecole - Mort - Vengeance - Voyage temporel

