Kayou
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Kayou : des cartes à collectionner nées d'une carte glissée dans un paquet de chewing-gum
Au départ, il y a une confidence de marchand. Un vendeur de chewing-gums explique un jour à Li Qibin que ce ne sont pas les bulles qui font partir ses paquets, mais la petite carte offerte à l'intérieur. Li Qibin en tire une entreprise entière, et la carte à collectionner devient le cœur de son métier : c'est de là que vient Kayou, la marque chinoise dont les boosters sont rassemblés sur cette page.
D'une fabrique de jouets à la carte sous licence
Le groupe que fonde Li Qibin au début des années 2000 commence petit, comme une fabrique de jouets. Il lui faut une dizaine d'années pour devenir une société qui conçoit ses propres produits dérivés d'animation, vendus par un réseau de plus de cent mille points de vente physiques en Chine. La marque Kayou naît en 2018, dans une filiale du groupe installée dans la province du Zhejiang, et se consacre aux cartes.
En deux ans, elle aligne les licences : les super-héros Marvel, Ultraman, Kamen Rider, Naruto, Harry Potter, My Little Pony, et des œuvres chinoises comme Douluo Dalu. Son site officiel revendique aujourd'hui plus de soixante-dix collaborations avec des ayants droit chinois et étrangers.
Le tournant s'appelle Ultraman. Kayou en obtient les droits de produits dérivés pour la Chine et lance ses cartes vers 2020 : elles deviennent sa meilleure vente et déclenchent un véritable engouement chez les écoliers, des grands magasins jusqu'aux petites boutiques installées devant les écoles. La même année, la gamme Hero Battle ajoute un vrai jeu de compétition, avec des tournois organisés dans tout le pays.
Booster, display, rareté : ce qu'il faut savoir avant d'ouvrir
Une carte Kayou se vend en booster, un sachet scellé de quatre ou cinq cartes selon la série. Les sachets voyagent par boîtes entières, que les revendeurs appellent displays : trente pour Demon Slayer et une partie des séries Naruto, dix-huit pour les autres séries Naruto et pour Saint Seiya, dix pour Bleach. Personne ne sait ce que renferme un sachet avant de le déchirer — c'est tout le principe.
Chaque série étage ses cartes par niveaux de rareté, désignés par des sigles : R, SR, SSR, UR, et d'autres encore, propres à chaque collection. Les plus convoitées sont numérotées : sur les visuels officiels de la série Saint Seiya version manga, certaines ne sont tirées qu'à quelques dizaines d'exemplaires. Le prix conseillé, imprimé en yuans sur les visuels de Kayou, va de 2 yuans le sachet pour Demon Slayer à 10 yuans pour Bleach ou Saint Seiya.
Deux précisions pour ne pas être surpris. Ce sont des éditions chinoises, dont les textes sont en chinois simplifié. Et les noms sous lesquels ces séries circulent en Europe, comme « Tier 2 Wave 8 », sont ceux des distributeurs : le numéro de vague reprend celui de la sortie chinoise.
Les licences de Kayou chez nous
Chez nous, Kayou habille quatre licences. Demon Slayer, avec la première vague d'une série consacrée aux Souffles des pourfendeurs : 128 cartes, quatre par sachet. Naruto, avec plusieurs vagues de sa série « Héritage », en sachets de quatre ou de cinq cartes. Bleach, dont la série tirée de la Guerre sanglante de mille ans compte 96 cartes. Saint Seiya enfin, avec deux séries : l'éveil des armures de l'arc Hadès, 198 cartes, et une version manga qui reprend en noir et or les dessins de Masami Kurumada pour le Sanctuaire et ses douze maisons.
Notre parti pris
Kayou ne vend pas une carte : il vend le moment où l'on ouvre le sachet. Si vous cherchez une carte précise, ou un jeu en français avec ses règles, d'autres pages vous serviront mieux. Si vous aimez les illustrations soignées, les dorures, et ce petit suspense au moment de découvrir la rareté qui sort, ces boosters sont faits pour vous, à l'unité, une série après l'autre.