Black Lagoon
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Black Lagoon : l'otage qui a refusé qu'on le ramène chez lui
Rokuro Okajima est un employé sans histoire d'une grande entreprise japonaise. Sa mission tient en une ligne : convoyer par la mer un disque de données confidentielles. En mer de Chine méridionale, des pirates attaquent son navire, s'emparent du disque et l'emmènent lui aussi, en prime, dans l'espoir d'une rançon. Il attend tranquillement que sa société vienne le chercher. Sa société, elle, paie des mercenaires pour faire disparaître le disque, et son porteur avec.
C'est ainsi que s'ouvre Black Lagoon, le manga de Rei Hiroe, dont l'édition française se trouve aujourd'hui chez Crunchyroll. Au bout de cette première aventure, l'otage choisit de rester avec ceux qui l'ont enlevé.
Roanapur, la ville où tout s'achète
L'essentiel de l'action se passe à Roanapur, une ville portuaire de Thaïlande qui n'existe sur aucune carte, dans les années 1990. Les criminels y sont chez eux et la police s'y achète. Deux puissances s'y disputent le terrain : les triades chinoises, ces organisations criminelles qui tenaient seules la ville sous la houlette de monsieur Chang, et l'Hôtel Moscou, une mafia russe fondée par d'anciens soldats de l'Armée rouge, laissés sans emploi par la chute de l'URSS.
Au milieu de ce jeu, la Lagoon Company vit du transport illégal : elle convoie ce qu'on lui confie et ne pose pas de questions. Son bateau, le Black Lagoon, est un vieux torpilleur. Le décor change parfois, jusqu'à ramener un temps l'intrigue au Japon, mais c'est Roanapur qui donne le ton.
Du Monthly Sunday Gene-X aux librairies françaises
Au Japon, un manga paraît d'abord par chapitres dans un magazine avant d'être relié en volumes : c'est la prépublication. Celle de Black Lagoon a commencé le 19 avril 2002 dans le Monthly Sunday Gene-X, un mensuel de l'éditeur Shōgakukan. C'est un seinen, c'est-à-dire un manga écrit pour des lecteurs adultes, et il ne s'en cache pas : fusillades, contrebande et règlements de comptes n'y sont jamais adoucis. Le Japon en est à quatorze tomes. En France, la série a d'abord paru chez Kabuto, jusqu'à la faillite de cet éditeur, puis chez Kazé, la maison devenue Crunchyroll.
L'adaptation animée est signée Madhouse : une première saison d'avril à juin 2006, une deuxième d'octobre à décembre de la même année, puis une troisième série sortie entre juillet 2010 et juin 2011.
Rock, Revy, Dutch et Benny
Le Japonais enlevé ne s'appelle bientôt plus Rokuro : Dutch, le patron, le rebaptise Rock. Capitaine et propriétaire du Black Lagoon, Dutch est un colosse cultivé qui se présente comme un ancien de la guerre du Viêt Nam. Benny, hacker et mécanicien de l'équipe, a quitté la Floride avec le FBI et la mafia à ses trousses. Et puis il y a Revy, que l'on surnomme « Two Hands » parce qu'elle tire avec un pistolet dans chaque main : tireuse de premier ordre, sino-américaine, âpre au gain, c'est elle qui a eu l'idée d'emmener Rock pour la rançon.
Autour d'eux gravitent les figures qui tiennent la ville, à commencer par Balalaika, de l'Hôtel Moscou, ancienne des troupes aéroportées soviétiques. Le récit avance par histoires successives, chacune avec son client, sa cargaison et sa manière bien à elle de mal tourner.
Ce que la boutique réunit autour de Black Lagoon
Ici, Black Lagoon se collectionne en figurine. Revy y entre par la gamme Vivit du fabricant japonais System Service : une pièce en PVC de 16 cm, sortie au Japon en mai 2026.
Par où entrer dans la série
Par le premier tome, qui raconte l'enlèvement de Rock et sa décision de rester : tout le ton de la série y est déjà. Ceux qui préfèrent l'écran commenceront par la première saison de Madhouse, bâtie sur le même point de départ.
Si vous cherchez des héros qui ont raison, passez votre chemin : à Roanapur, personne n'a les mains propres, et c'est précisément ce qui rend ces personnages si difficiles à lâcher. Si les contrebandiers, les mafieux et les fusillades en mer vous attirent, Revy vous attend.